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Argentine : Le cauchemar économique Victime d'une fuite en avant, l'Argentine pourtant riche de potentialités économiques se noie dans la déflation. Le chômage atteint 18ù de ses habitants, 30ù d'entre eux vivent d'ailleurs en dessous du seuil de pauvreté. Son économie traditionnellemant agraire exporte peu de produits manufacturés et donc à forte valeur ajoutée à la différence de son voisin chilien. En décembre 2001, le peuple laisse éclater sa colère lors d'émeutes de la faim qui provoquent la mort de 27 personnes. Les Argentins descendent dans la rue armés de casseroles et forcent le président en exercice, Fernando de la Rua à quitter le pays. Après une période de flottement, le Parlement finit par élire un péroniste, Eduardo Duhalde. Sa tâche est immense, réformer l'économie et redonner confiance à un peuple exsangue, victime de la dictature sanglante de Videla entre 1976 et 1983 puis du naufrage économique qui fait abandonner à certains le peso, monnaie encore officielle au profit du troc. Le président Duhalde met fin le 11 janvier à la parité peso/dollar pourtant instaurée depuis 1991. Pire, pour éviter ma fuite des capitaux, il instaure le "corralito" : le gel des comptes bancaires provoquant l'ire de la rue. Le président annonce également que le pays n'honorera pas sa dette extérieure, un acte qui le privera des marchés étrangers peu enclins à venir désormais investir en Argentine. Rompant avec la tradition péroniste de faire bonne figure en toutes circonstances y compris par le mensonge, le nouveau président fait oeuvre de sincérité annonçant au monde entier et aux financiers étrangers que le pays n'a plus un peso en poche, bref qu'il est ruiné. Ruiné par un système, fait d'illusions, de négligences politiques, de corruption, et d'erreurs économiques. Mais la situation de l'Argentine bien que dramatique pour la population pourrait également s'avérer très dangereuse pour ses voisins, dont le Brésil qui n'est pas au mieux économiquement. L'élection du métallo, Lula, ancien syndicaliste d'extrême gauche devenu centriste est riche de promesse. Pourtant la tâche qui l'attend est immense. Le nouveau président brésilien devra parvenir à endiguer la crise économique mais aussi sociale et financière vecteur de chômage et d'inégalités criantes. Car, c'est tout le continent américain quisubit depuis 3 ans les ravages d'une crise accentuée comme ailleurs par les attentats du 11 septembre. L'ultime espoir des populations tient en l'élection de nouveaux dirigeants, témoin la véritable vague rouge qui a submergé l'Argentine, le Brésil et le Vénézuela. Mais revers de la médaille, un sursaut économique ne peut aller sans de profondes réformes. Les présidents élus doivent faire face à des politiques d'austérité indispensables mais qui risquent de réduire encore leur niveau de vie. Tags associés : argentine
Dimanche 24 Juillet 2005Poster un commentaire
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